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Missionnaires de Marie
XAVERIENNES

Un amour qui transforme

Neusarina Furtado
138
10 Mai 2026

Écoute la Parole

Je prierai le Père et Il te donnera un autre défenseur.

Jn 14:15-21

Réflexion biblique

Gardons à l’esprit que nous sommes encore dans le « discours d’adieu » de la Cène. Jésus aide les disciples à comprendre le véritable sens de son « aller au Père » et les console en ce moment de séparation. Il s’agit de sortir de soi-même pour obéir à la volonté du Père. Ainsi, les disciples sont également invités à vivre leur Pâque comme Jésus. Cependant, ce nouvel exode n’est pas territorial, mais spirituel par nature et prend la forme d’une attitude d’obéissance : « Si tu m’aimes, tu garderas mes commandements » (v.15).

CEUX QUI AIMENT OBÉISSENT

L’Évangile nous invite à réfléchir à notre manière d’aimer Jésus, puisque l’amour n’est pas un sentiment, mais une vie cohérente et fidèle à Sa Parole. L’amour est une personne, c’est Dieu lui-même, c’est le Saint-Esprit qui unit le Fils au Père et qui a été versé dans nos cœurs, comme le dit saint Paul (cf. Romain 5:5).

Pour cette raison, il est important de ne pas oublier le contexte de la Cène : la trahison de Judas, l’adieu et l’annonce des trois négations de Pierre (13:1-13). Nous reconnaissons que l’amour est blessé par nos rejets et notre avidité. Nous sommes victimes de notre propre égoïsme, nous péchons contre Dieu et contre nos frères et sœurs. Combien de fois faisons-nous des calculs et des mesures selon notre « manière d’aimer » ? Et pourtant, seul l’amour dans sa totale gratuité est le gagnant. Seuls ceux qui aiment vraiment vivent. Celui qui n’aime pas reste dans la mort.

Dans notre vie quotidienne, nous n’avons pas toujours de raisons de nous réjouir et, parfois, dans les adversités de la vie, il devient difficile de trouver une raison d’aimer. Pour que cela se produise, il est nécessaire de regarder le cœur tourné vers le Christ, qui continue de nous répéter : « Si tu m’aimes... ». Avec Jésus, tout est possible.

Vivre l’expérience de Pâques signifie redécouvrir chaque jour où nous sommes appelés à aimer et à communier. Aimer, c’est vivre une nouvelle vie en Christ et se permettre d’être surpris et accueilli par cet amour ; Après tout, aimer, c’est se laisser transformer.

UN AUTRE DEFENSEUR

Comme nous l’avons déjà mentionné, il est important de comprendre la signification du mot defenseur « paraclet » dans le contexte de la Dernière Cène et de l’adieu de Jésus. Sa racine provient du verbe « appeler », « exhorter », « avertir », « consoler », et exprime l’idée de parler, d’encourager et d’influencer positivement. Dans ce sens, le mot Paraclet signifie « celui qui est appelé à aider », « l’aide ».

Cette aide se comprend mieux dans l’Évangile selon Jean lorsqu’il est dit que : l’Esprit enseignera toutes choses (14:26), témoignera de Jésus (15:26), et convaincra le monde du péché, de la justice et du jugement (16:8). D’où la question : pourquoi Jésus parle-t-il d'« un autre » defenseur ?

Nous observons que dans les chapitres précédant le chapitre 14, Jésus est présenté comme celui qui aide les gens (le paralytique, le fils du fonctionnaire royal, les Samaritains, la femme adultère, l’homme né aveugle...). Jésus fut le premier « Aide des chrétiens » et c’est aussi ainsi que la Première Lettre de saint Jean (2:1) le présente. Et maintenant que Jésus doit partir, un « AUTRE » sera nécessaire pour aider et accompagner les disciples.

« JE NE VOUS LAISSERAI PAS ORPHELINS »

Jésus laisse les disciples avec l'« AUTRE » Aide des chrétiens. Il les aidera à ne pas perdre le souvenir de la rencontre avec le Ressuscité, à continuer d’apprendre, à discerner entre le bien et le mal et enfin à être ses véritables témoins.

« Je ne vous laisserai pas orphelins ». Ces paroles de Jésus résonnent comme une mélodie en réponse à notre besoin de consolation et de force lorsque nous ressentons la peur, le rejet et le découragement. C’est Jésus qui « soutient notre espérance et renouvelle notre confiance lorsque tout semble s’effondrer. »

Jésus conclut son discours par la même idée que dans le verset 15 : « Celui qui reçoit mes commandements et les respecte, il m’aime véritablement » (v.21).

UNE LIVRAISON TOTALE

Enfin, nous ne pouvons pas oublier qu’aujourd’hui nous commémorons la fête des mères. Une journée pour célébrer celui qui nous a donné la vie et qui nous aime d’une manière extraordinaire. Une femme qui se donne totalement par amour et se laisse transformer. Avec son corps, son temps, ses goûts.

Être mère, c’est être une femme totalement abandonnée. Une femme qui se soucie de lui, aide à grandir et enseigne par sa vie le grand miracle de l’amour. À tous, nous leur adressons nos sincères remerciements et demandons à Dieu de les bénir. Qu’aucune femme ne soit victime de violence et d’indifférence !

Marie, Mère de miséricorde, regarde avec tendresse toutes les mères !