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Missionnaires de Marie
XAVERIENNES

Viens encore, Esprit Saint !

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30 Mai 2020
 
Viens, Esprit Saint ! Viens encore cette année, viens toujours !
Nous avons besoin de toi. Nous avons fabriqué un monde qui s’écroule pour un virus minuscule. Nous avons conquis les espaces du ciel pour nous laisser confiner par un rien de tout.
Surtout, nous avons prétendu faire un monde juste par nos lois, nos paroles, nos promesses, nos dons mêmes, et nous ne faisons que l’enfoncer de plus en plus dans l’injustice. 
Dans un monde qui jette et qui meurt d’abondance, presque un milliard d’hommes, femme, enfants ont du mal à survivre. 
Dans un monde où des industries pharmaceutiques font des milliards de gain, des millions de personnes doivent supporter même un mal à la tête, faute d’une petite comprimée. 
Dans un monde où les grands n’on pas de mesure à leurs possessions, les petits sont spoliés et clochardisés. 
Dans un monde de savants, pour beaucoup d’enfants l’école primaire et une instruction digne restent un rêve.
Viens, Esprit Saint ! Tu plainais sur les eaux et la terre vides du premier jour pour y déployer toutes les formes merveilleuses de la création. Tu étais dans le souffle qui a fait des humains des êtres spéciaux, capables même de parler à leur Créateur.
Il était dangereux de nous faire libres, mais l’Amour du Père, que tu es, a osé. Pour que nous l’aimions librement. Pour que nous nous associions librement et par amour à la chorale des étoiles qui, à leur poste, répondent joyeuses « Nous voici » à l’appel de leur Créateur. Nous étions appelés à être les chefs de chorale de la création.
Oui, nous avons échoué. Il nous a trop plu de faire tout seuls, de nous croire des dieux, de penser le monde et l’univers notre propriété permanente. Les morts continuelles sous nos yeux ne nous ont rien dit. Nous vivrons un seul jour – avons-nous dit – mais nous vivrions en dieux !
C’est bien toi l’Amour par lequel le Père nous a donné son Fils. Rempli de toi, il a osé l’inimaginable. Être homme autrement, choisir le chemin de descente alors que nous ne faisions que grimper. Au fond de la descente, à sa mort sur une croix, les voiles du temple ont été déchirés : voilà l’homme, voilà Dieu !
Jésus n’avait de meilleur don à nous laisser que toi-même. Il savait que par toi le monde pouvait espérer une vraie nouveauté, la terre aride aurait germé, la lumière aurait chassé les ténèbres. N’est-ce pas toi le dernier « souffle » qu’en mourant il a livré sur le monde ?
Comment se fait-il que nous soyons encore si vieux ? Comment se fait-il que l’appât du gain l’emporte encore dans nos vies ? Comment se fait-il que nous soyons encore si assoiffés de pouvoir, si accumulateurs, si indifférents aux joies et aux larmes de nos semblables ?
Comment se fait-il que la compassion disparaisse dans nos cœurs jusqu’à torturer, tuer, mutiler, laisser mourir de faim, chercher à gagner même en prétextant faire du bien ? Comment se fait-il que nous mettions les mains sur les semences, les terres, les eaux, l’air même que Dieu nous donne ? Consacrés en toi, Esprit de vérité, comment se fait-il que nos mensonges parcourent le monde d’une manière toujours plus subtile et astucieuse ? Toi que le Père à renversé dans nos cœurs, comment se fait-il qu’ils soient encore si aigris ?
Pourtant tu es là. Tu étincelles dans la simplicité des enfants, dans le sourire des pauvres, dans la confiance et la remise de soi au Père de tant de croyants, dans la compassion qui partage le peu qu’elle a, dans l’indignation pour l’injustice qui fait lever debout pour dire : « Ce n’est pas possible ».
Tu es là dans la main qui refuse le gain illicite, dans le don de soi des mamans noircies sous les sacs de braise par amour de leurs enfants, dans le courage des prophètes d’aujourd’hui, dans l’amour tenace et patient des parents des enfants avec handicaps, des enfants de parents désormais nécessiteux, dans le don de soi quotidien de tant de personnes qui ne font pas de bruit. Dans tant de personnes qui ont risqué leur vie jusqu’à mourir pour secourir leurs semblables attaqués par le Covid 19.
Nous ne savons pas où nous en sommes. Donne-nous au moins de reconnaitre tes traces autour de nous, de te désirer ; alimente en nous la nostalgie de Toi qui est aussi nostalgie d’un monde nouveau, où finalement pour les pauvres il fasse beau vivre. Quant aux autres, ils trouveront aussi qu’il est plus beau de vivre en partageant que de se souler en opprimant.
Viens, Esprit Saint !

Teresina Caffi

Teresina Caffi, nata a Pradalunga (Bergamo) nel 1950, è entrata fra le Missionarie di Maria, Saveriane, nel 1971 e ha fatto la sua prima professione nel 1974. Nel 1982 è partita per il Burundi. Da lì, nel 1984 è passata nell'allora Zaire (oggi Repubblica Democratica del Congo). Licenziata in Teologia biblica, ha lavorato nell'ambito dell'animazione parrocchiale e dell'insegnamento biblico. In questi anni vive sei mesi l'anno in una nostra comunità del Camerun e sei mesi in Italia